C A R R I E R E
1981-1993 : Les débuts
Comme la plupart des pilotes, c'est en karting qu’Olivier Panis, alors adolescent, effectue ses débuts en compétition, en 1981. En 1988, il délaisse le karting pour débuter sa carrière en monoplace. Il dispute ainsi le championnat de France de Formule Renault, qu'il remporte à sa deuxième participation. Puis, après deux bonnes saisons dans le championnat de France de Formule 3 (4e en 1990 puis 2e en 1991), il accède à la Formule 3000 internationale dont il devient champion en 1993.
1994-1996 : Ligier
Son titre en F3000 lui ouvre les portes de la Formule 1. Logiquement, c'est au sein de l'écurie française Ligier (pour laquelle il avait déjà effectué des essais) qu'il débute en 1994. Dans un contexte délicat compte tenu de la forte incertitude qui entoure l'avenir de l'écurie, Olivier Panis s'affirme comme un très bon débutant, qui brille surtout par sa solidité et sa constance. Des qualités qu'il met à profit pour terminer à la deuxième place du GP d'Allemagne. Autre fait remarquable, il parvient à atteindre le drapeau à damier lors de 15 des 16 courses de la saison. Toujours chez Ligier en 1995, Oilivier Panis parvient à rentrer dans les points (et décroche même une nouvelle deuxième place, cette fois au GP d'Australie, malgré un moteur agonisant). Il termine le championnat à une remarquable 8e place. Son début de championnat 1996, moyen, est assombri par les incertitudes qui continuent d'accompagner l'avenir de Ligier. Mais au GP de Monaco en mai, Olivier Panis accomplit ce qui restera la course de sa vie. Qualifié dans la seconde moitié de la grille, il livre sur une piste humide une course pleine d'attaque, déborde de nombreux concurrents (avec en point d'orgue son dépassement en force sur la Ferrari d'Eddie Irvine) et profite également de l'hécatombe parmi les favoris pour s'en aller décrocher une victoire historique, la première de l'écurie Ligier depuis 15 ans. En plus d'apporter une reconnaissance internationale à Panis, cette victoire a pour effet de relancer dans l'hexagone l'engouement autour de la F1 à la française, et de favoriser dans les mois qui suivent le projet de rachat de Ligier par Alain Prost.
1997-1999 : Prost Grand Prix
En 1997, c'est donc en tant que pilote de l'écurie "Prost Grand Prix" (le nouveau nom de Ligier) qu’Olivier Panis débute la saison. Fort d'une solide réputation suite à son succès monégasque de l'année précédente, il nourrit des ambitions d'autant plus grande que la Prost JS45, équipée des nouveaux pneus Bridgestone, a montré durant les essais hivernaux un potentiel intéressant. Un potentiel qu’il se charge de confirmer en terminant en début de saison troisième du GP du Brésil et deuxième du GP d'Espagne. Des débuts excellents assombris par son abandon au GP d'Argentine.. Alors 3e du classement provisoire du championnat du monde derrière Schumacher et Villeneuve après 6 épreuves, il aborde le GP du Canada en pleine confiance, mais un grave accident en fin de course interrompt net son ascension. Relevé avec une jambe fracturée, il est contraint d'observer une longue convalescence et de manquer les 7 GP suivants. Il effectue son retour au mois de septembre au GP du Luxembourg (qu'il termine 6e).
La saison 1998 marque le vrai début de l'aventure Prost Grand Prix (comme son nom de code l'indique, la Prost JS45 n'était qu'une Ligier rebaptisée), avec la sortie de la Prost AP01 et l'arrivée du moteur Peugeot. Mais malgré les grandes ambitions de toute l'équipe, la saison est décevante.
2000 : Essayeur chez McLaren
En s'associant avec le manager belge Didier Cotton (également connu pour être l'agent du champion du monde en titre Mika Hakkinen), il s’ouvre de nouvelles portes. Fin 1999, il s'engage avec l'écurie McLaren-Mercedes en qualité de pilote essayeur. Chez McLaren-Mercedes, même s'il n'a pas la possibilité de rouler en course, il consolide sa réputation. Ses chronos en essais privés ainsi que les compliments que lui adressent publiquement les pilotes titulaires (Coulthard et Hakkinen) ainsi que les dirigeants de l'équipe (Ron Dennis en tête) lui permettent de retrouver un volant de titulaire pour la saison 2001, où il est choisi par BAR-Honda pour épauler Jacques Villeneuve.
2001-2002 : British American Racing
En faisant plus ou moins jeu égal en performance avec son prestigieux équipier canadien Jacques Villeneuve, il surprend encore et toujours.
2003-2006 : Toyota F1
Olivier Panis est accueilli chez Toyota. ou il dispute son dernier GP au Japon. En 2005 et 2006, Panis reste chez Toyota, en qualité de pilote essayeur.
Le 18 septembre 2006, à 40 ans passé, il annonce qu'il met un terme définitif à sa carrière en Formule 1.
En 2009, il a été nommé Directeur sportif de l'Equipe de France de l'A1 Grand
Prix
A ce jour
Depuis 2007, il participe au Trophée Andros.
Il continue la compétition de haut niveau en étant le fer de lance de l'écurie ORECA sur Le Mans Series et aux 24 heures du Mans.
Depuis 2009, parrallèlement il a le plaisir d'être le pilote de DKR Engineering pour la saison en GT FFSA avec comme co-équipier Eric DEBARD.
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Livre "PASSION F1" aux Editions Hetre

10 ans de Formule 1 : Ils ne sont que vingt dans le monde à exercer l'étrange métier de pilote de Formule 1.
Olivier PANIS est l'un d'eux. En dix ans de Formule 1, une décennie qui a vu de formidables bouleversements dans cette discipline-reine du sport automobile, il a connu des joies intenses, des
podiums, une victoire prestigieuse à Monaco. Il a aussi vécu des drames, comme la mort de Senna, et un accident au Grand Prix du Canada 97, dont il sortit les jambes brisées. Les valeurs d'un homme :
Seule une volonté hors du commun permet de surmonter de telles épreuves.
Dans ce livre, Olivier Panis raconte comment un gamin passionné de football devient pilote professionnel. Il nous fait partager sa vie quotidienne, celle d'un homme qui subit des pressions énormes et
s'efforce sans relâche de faire progresser son équipe.
Un homme très attaché à sa famille, simple, sincère, épris de valeurs traditionnelles, même s'il exerce un métier particulier, sous l'œil de milliards de téléspectateurs.
Olivier
PANIS

